LMB de Felletin

La liberté de la presse expliquée au LMB par le journaliste Saïd Kaced

La liberté de la presse expliquée au LMB par le journaliste Saïd Kaced

Le journaliste algérien Saïd Kaced, réfugié politique en France, a témoigné vendredi 27 mai devant des élèves du LMB de Felletin de l’absence de liberté de la presse dans son pays et de la difficulté à exercer son métier.

Dans le cadre d’un travail sur la liberté de la presse et la censure encadré par deux enseignantes, Mme Dupuy (enseignante de Lettres-Histoire) et Mme Denis (enseignante documentaliste), les élèves de 2ème année de CAP Taille de Pierre et Charpente, ainsi que d’autres élèves volontaires, ont pu rencontrer Saïd Kaced, un journaliste algérien réfugié politique en France. Ancien rédacteur en chef du quotidien algérien Liberté, Saïd Kaced est également l’auteur de deux essais sur les émeutes de 2001 en Kabylie et sur leur répression féroce par l’armée algérienne. Ces essais lui ont coûté son poste de journaliste et l’ont forcé à l’exil. Il a ainsi pu témoigner de l’absence de liberté de la presse dans son pays et des sujets tabous derrière une apparente pluralité de titres de journaux. Son point de vue sur le printemps arabe et les révolutions en cours en Syrie et en Libye a été très instructif pour les élèves, notamment quand il a souligné l’importance du journaliste comme témoin des exactions et évoqué les atrocités commises en toute impunité dans les pays qui ont réussi auparavant à chasser les journalistes.

Devant des élèves très impressionnés, Saïd Kaced a également détaillé les différentes facettes de son métier et notamment son quotidien quand il était reporter de guerre puisqu’il a couvert différents conflits comme l’Afghanistan et le Pakistan en 2001, le Liban en 2006 et le Darfour. Les élèves ont pu lui poser de nombreuses questions sur son métier, sur son arrivée en France à la Maison des Journalistes et sur son statut de réfugié politique. Saïd Kaced leur a fait part de son intention de repartir en free lance pour couvrir des conflits internationaux dès qu’il aurait son passeport français car son métier est vraiment sa raison d’être et il ne souhaite en aucun cas l’abandonner.